Dossier de présentation (pdf)

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Nous sommes un noyau de 4 manipulateurs

  • passionnés par la manipulation d’objets
  • passionnés d’art cinétique
  • passionnés par les mécanismes de toute sorte et les moyens de les représenter dans les arts vivants
  • passionnés par différents styles de danse hip-hop, très mécaniques (popping, robot, tutting,…), ou plus organiques, fluides (windstyle, wave, liquid…)
  • très très très

    Le collectif Piryokopi crée très très très, un spectacle de manipulation graphique à quatre corps, huit mains et bien plus d’objets géométriques (balles, bâtons, bûguens, boîtes à cigares, cerceaux, etc.). Il mêle manipulation graphique d’objets et danse hip hop (ou plus spécifiquement « danse graphique »), toutes deux considérées comme utilisant un même langage visuel. Les objets manipulés sont tous épurés, ils sont déplacés, manipulés dans l’espace pour créer des dessins éphémères, des tableaux furtifs, des trajectoires, des dynamiques et des mécanismes.

    Il est proposé aux spectateurs un vocabulaire visuel impactant, permettant aux personnages de communiquer tout en créant des tableaux picturaux, des ambiances fortes et des logiques à découvrir. Au delà de ce langage, le Projet Piryokopi questionne le rapport de l’humain à sa folie, du jongleur à son objet, du manipulateur à son obsession et le tourne en dérision à travers la légère psychose des personnages.

    sur scène

    Les quatre personnages qui ne vivent que pour leurs objets et leurs mouvements, confrontent ou associent leurs lubies de manipulation. L’objet et sa manipulation est un vecteur de communication entre les personnages mais aussi le refuge dans lequel chacun se retranche. Leurs différents degrés d’obsession régissent leur relation qui varie entre phases de méticulosités extrêmes individuelles et phases d’euphories graphiques communes.

    La Manipulation Graphique

    Graphique : qui représente par des lignes, des figures sur une surface […] procédé d’impression artistique […] représentation d’un phénomène ou d’une réalité quelconque à l’aide de dessins, d’images.

    – Le Petit Robert

    Le graphisme est l’art de dessiner des formes et images dans le cadre d’une écriture. La manipulation graphique dessine dans l’espace avec le corps et l’objet. L’objet (déformable ou non) peut prendre une multitude de formes différentes selon la manière dont il est tenu par le corps ; ce dernier prolonge l’objet et lui donne une forme, un poids, une dynamique qui influencent ses mouvements. On parlera donc d’objet-corps.

    Les trajectoires des mouvements de l’objet-corps construisent des formes ou des parcours. Ces parcours visuels, dans les trois dimensions de la scène et dans le temps, véhiculent des significations. On retrouve là beaucoup d’analogies avec la jonglerie cubique. En effet, au milieu des années 90, cette dernière a affirmé intégrer le jongleur et ses objets dans les trois dimensions de la scène. En quelque sorte, le jonglage cubique met en avant l’espace autour de l’objet-corps en utilisant les particularités et propriétés physiques ainsi que les dynamiques qu’offre cet objet-corps.

    La manipulation (intégrée à la jonglerie) graphique, elle, va plus loin : elle dessine l’espace et y laisse de façon volontaire et réfléchie une trace significative. L’accent est mis sur cette trace visuelle, intentionnelle. L’intention du dessin est le pré-requis du graphisme dans la manipulation. Cette intention est fondée sur un tracé. Comme toute écriture, ce tracé doit être lisible pour le public. S’il est « calculé » par l’émetteur-artiste et « interprété » par le récepteur-public, alors il y a bien une communication.

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